Bujumbura qualifie de «rumeurs» la disparition des rebelles burundais depuis la Tanzanie.

Au lendemain de la déclaration des Forces populaires du Burundi (Fpb),
principal mouvement rebelle burundais, qui avait annoncé le week-end
dernier via son compte officiel twitter l’arrestation suivie de
l’extradition de ses deux dirigeants depuis la Tanzanie, Bujumbura
parle de «rumeurs» non fondées, ont rapporté ce mardi plusieurs médias
locaux, citant le porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba.

«Dans cette affaire, le principal accusé est la Tanzanie et par la
voix de son ambassadeur, ce pays a clairement indiqué ne pas être au
courant d’une quelconque arrestation de Burundais sur son sol», a-t-il
déclaré, repris par le journal pro-pouvoir «Ikiriho». Contacté par le
même journal, Rajabu Gamaha, Ambassadeur de Tanzanie au Burundi avait
déclaré n’être au courant de rien. «Nous ne sommes au courant d’aucune
arrestation de rebelles burundais sur sol tanzanien». Bujumbura se
contente de cette déclaration.  «Nous croyons en cette parole et nous
en restons là», a encore ajouté le porte-parole du gouvernement
burundais.

Le 22 octobre, le mouvement rebelle avait annoncé via twitter,
l’arrestation de ses quatre cadres en Tanzanie «Le 21 octobre à Ngara
(Tanzanie), quatre cadres des Forces populaires du Burundi (FPB) ont
été arrêtés par forces de l’ordre de Tanzanie et du Burundi». Le
lendemain leur disparition a été confirmée sur plusieurs médias par le
colonel Adolphe Manirakiza, ancien porte-parole de l’armée burundaise
et actuel porte-parole de cette rébellion. «Samedi soir, vers 21h, on
a été en contact avec eux, mais depuis, on n’a plus de trace. Les
informations que nous avons, c’est qu’ils auraient été arrêtés par la
police tanzanienne. D’autres informations disaient qu’ils étaient en
compagnie des éléments burundais», a-t-il déclaré à la presse ce
lundi.

La rébellion des Forces populaires du Burundi est essentiellement
composée de soldats et de policiers déserteurs des corps de défense du
Burundi depuis le début de la crise politique dans ce pays il y a plus
de deux ans. Forte de près de 500 combattants, elle est surtout active à l’est de
la République démocratique du Congo frontalière du Burundi d’où elle
mène des attaques sporadiques contres des positions militaires du côté
du Burundi.

Dans l’hypothèse de leur arrestation, le mouvement serait
décapité, privé notamment de ses deux principaux leaders à savoir le
général Jérémie Ntiranyibagira, un ancien compagnon d’armes du
président Pierre Nkurunziza et actuel chef du mouvement ainsi que son
adjoint, le colonel Edouard Nshimirimana.

Depuis plus de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise
politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre
Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par
l’opposition et la société civile. Les violences consécutives a cette
crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de
400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de
l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 19 octobre 2017.

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