Burundi : au moins huit personnes tuées (dont quatre égorgées) en une semaine

Au moins huit personnes ont été tuées au cours de la semaine du 26 août au 2 septembre 2017 au Burundi, rapporte l’ONG SOS-Torture/Burundi dans son rapport hebdomadaire. « Parmi les victimes figurent au moins six cas que la police n’a pas élucidés à ce jour dont des corps découverts dans des champs ou des vallées », indique l’ONG.


Ces différents cas d’assassinats sont recensés dans plusieurs endroits du pays. L’ONG des droits de l’homme cite, en l’occurrence, un ancien militaire tué par balle dans la commune de Mugamba au sud du Burundi. «Des individus non identifiés ont abattu Gaspard Niyokwizera sur la colline Donge- Burasira, commune Mugamba, province Bururi (80 km de Bujumbura) au sud, le 30 août 2017 dans la soirée. La victime est un militaire».
Un prisonnier récemment relaxé fait aussi partie des victimes de la semaine. « Des individus non identifiés ont assassiné Athanase Manirakiza dont le corps a été découvert sur la colline Mwanda, commune et province Bubanza (20 km de Bujumbura) à l’ouest, le 30 août 2017. Des témoins rapportent que la victime est un ancien détenu qui a bénéficié il y a quelques mois d’une mesure d’élargissement par grâce présidentielle».

Quatre victimes ont été égorgées ou étranglées. «Des individus non identifiés ont assassiné Abel Ciza sur la colline Kiyabu, commune Butaganzwa, province Ruyigi (Est du pays) le 31 août 2017. Des témoins rapportent que la victime a été égorgée.». «Des individus non identifiés ont assassiné un homme dont le corps a été découvert sur la colline Kagazi, commune Rugombo, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 29 août 2017. La victime a été égorgée, mais la police n’a pas encore identifié le ou les auteurs de l’assassinat ».

«Des individus non identifiés ont assassiné Bonheur Girukwishaka sur la colline Rukana, commune Rugombo, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 26 août 2017 dans la soirée. Des proches rapportent que la victime a été égorgée par un groupe de jeunes en patrouille de nuit ».

Une autre victime a été étranglée. «Des individus ont assassiné Thomas Minani surnommé Ganda sur la colline Kiyabu, zone Muriza, commune Butaganzwa, province Ruyigi (150 km de Bujumbura) à l’est, le 30 août 2017 dans la soirée. Des proches rapportent que la victime a été étranglée ».

« Le corps d’un jeune garçon a été découvert sur la colline Mbizi, commune Kibago, province Makamba (200 km de Bujumbura) au sud, le 29 août 2017. Le corps gisait près de la rivière Maragarazi qui traverse la localité ».
Parmi les auteurs de ces violences figurent les jeunes militants du parti présidentiel. «Des individus ont attaqué à la machette Bonith Habonimana dans sa maison sur la colline Nyempundu, commune Mugina, province Cibitoke (80km de Bujumbura) au nord-ouest, le 27 août 2017 dans la soirée. La victime est un commerçant local qui affirme avoir identifié ses agresseurs comme étant des membres de la milice Imbonerakure (ligue des jeunes du parti au pouvoir) qui patrouillaient illégalement ».

Dans son rapport, SOS-Torture Burundi évoque aussi les témoignages de « victimes de viols et d’exploitations sexuelles toujours en cours, après leurs arrestations par des membres de la milice Imbonerakure et des agents de la police. Les témoignages sont en train d’être recueillis auprès des femmes et filles qui sont parvenues à se réfugier dans les pays de la sous-région ».

Le rapport évoque aussi «quinze arrestations arbitraires dans différentes localités, dont douze jeunes gens débarqués d’un bus de transport en provenance d’Ouganda. La police n’a pas communiqué leur lieu de détention, ce qui laisse craindre des disparitions forcées ».

Depuis plus d’une année, SOS-Torture/Burundi informe l’opinion nationale et internationale sur les graves violations des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires.
Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis l’annonce en avril 2015, par le président Pierre Nkurunziza, sa candidature officielle pour un troisième mandat jugé « non-constitutionnel », par l’opposition.
Ces violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 400 000 personnes à fuir le pays, d’après l’ONU et des ONG de défense des droits de l’Homme.

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