Burundi: Discret contact entre Bujumbura et l’opposition à Helsinki

 

Selon des sources bien informées, des représentants du gouvernement burundais et quelques membres de l’opposition se rencontrent discrètement depuis ce lundi à Helsinki en Finlande. Selon le site d’information burundais Ikiriho, cette rencontre s’organise sous l’égide de Crisis Management Initiative (CMI), une organisation indépendante de prévention et de résolution pacifique des conflits. Selon une source fiable proche du gouvernement, Bujumbura y est représenté par Edouard Nduwimana, ombudsman burundais, ZénonNdaruvukanye, trésorier général du parti au pouvoir ainsi que par deux généraux.

De l’autre côté, l’opposition radicale réunie au sein du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha et la restauration de l’Etat de Droit (CNARED) est représenté par le professeur Charles
Nditije, président de cette plateforme de l’opposition, ainsi que  et quatre autres personnalités.

Cette organisation, Crisis Management Initiative, a été créée par Martti Ahtisaari, l’ancien président de la Finlande (1994- 2004) et est reconnue pour ses actions et ses médiations en faveur de la paix
internationale.  Cette rencontre se termine ce mercredi.

Depuis février dernier, le dialogue inter-burundais d’Arusha sous la médiation de la Communauté est-africaine (CAE), l’une des initiatives de la Communauté internationale pour résoudre la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis plus de deux ans, peine à décoller. Quoiqu’encore discrète, cette rencontre pourrait ouvrir le voie au véritable dialogue, selon les observateurs.

Le 26 juillet, l’envoyé spécial du SG des Nations unies au Burundi, Michel Kafando, avait soutenu face au Conseil de sécurité de l’ONU que « le dialogue inclusif est la condition sine qua non à tout règlement de la crise au Burundi ». «Il devient impératif que le Gouvernement burundais accède à l’insistance des pays de la sous-région et de l’Union Africaine, appuyée en cela par les Nations Unies, d’aller au dialogue inclusif, c’est à dire impliquant l’opposition exilée et celle de l’intérieur »
avait déclaré Kafando après une visite de courtoisie aux autorités burundaises du 27 au 29 juin.

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse en effet une grave crise politique émaillée de violences suite à la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année. Ces violences ont déjà fait plus de 1000 morts et ont poussé plus de 400.000 personnes à l’exil selon l’ONU et les ONG.

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