Burundi : Le général major Jérémie NTIRANYIBAGIRA prend le leadership des Forces Populaires du Burundi

C’est officiel. Créé en décembre 2015, les Forces Républicaines Burundaises (FOREBU), l’un des principaux mouvements rebelles ayant déclaré la guerre à Pierre Nkurunziza, a changé de nom et est désormais désigné Forces Populaires du Burundi (FPB), a indiqué ce dimanche soir dans un communiqué, le général major Jérémie Ntiranyibagira, président de ce mouvement.

«À partir du 27 Août 2017, le mouvement FOREBU change d’appellation et devient Forces Populaires du Burundi Urunani rw’Abanyagihugu (FPB) », a-t-il déclaré.

Le FPB est fait d’anciens membres de l’armée et de la police burundaise qui ont décidé de conjuguer tous leurs efforts afin de « rétablir l’ordre, la sécurité dans le strict respect des droits de l’homme et la protection de la population civile et de ses biens et toutes les conditions d’un état de droit au Burundi », a encore déclaré le général de brigade Jérémie Ntiranyibagira, également président de ce mouvement.

Ce mouvement rebelle interpelle les militaires encore sous les ordres de Pierre Nkurunziza et sa clique pour «refuser la prise en otage de la Nation burundaise par Pierre Nkurunziza et sa clique et  rejoindre ses rangs».

Le nouveau leader de ce mouvement armé a demandé à la Communauté internationale, la Communauté de l’Afrique de l’Est en particulier, de « considérer son approche comme la seule option qui reste pour restaurer la paix au Burundi. ».

Bujumbura n’a pas encore réagi.

En plus de ce mouvement rebelle qui cristallise la résistance des anciens membres de la police et de l’armée burundaise, deux autres mouvements rebelles ont déjà déclaré la guerre au régime en place à Bujumbura. Il s’agit de Résistance pour un état de droit (RED-TABARA) et du Front national de libération (FNL) du général Aloys Nzabampema, un autre haut gradé déserteur. Tous ces mouvements rebelles opèrent depuis l’est de la République démocratique du Congo.

Le Burundi a plongé dans une grave crise politico-sécuritaire depuis que le président Pierre Nkurunziza avait annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat, jugé non constitutionnel par l’opposition, la société civile et de larges pans de son propre parti. Un mandat qu’il a, quand même, obtenu en juillet de la même année au terme d’une élection boycottée par l’opposition. Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 21 août 2017.

 

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