Burundi : Le rapport de l’ONU sur les droits de l’homme très mal vu par le pourvoir de Bujumbura

Le gouvernement burundais a accusé, mardi, l’UE d’avoir commandité le rapport sur la situation de droits de l’homme au Burundi, tel que publié ce lundi par la Commission d’enquête de l’ONU, a déclaré à la presse ce mardi Willy Nyamitwe, Conseiller de Pierre Nkurunziza. « Ces personnes agissent comme des mercenaires, payés pour arriver à des conclusions politiquement motivées et commanditées par l’UE », a-t-il déclaré.


Willy Nyamitwe inscrit les différents rapports sur le Burundi dans le cadre d’une « stratégie de la terreur de certaines personnalités de l’Union européenne » pour déstabiliser le régime en place au Burundi. Il qualifie ces rapports de « sans effet ».

Lundi, des experts onusiens ont demandé à la Cour pénale internationale, via un rapport, d’engager d’urgence des enquêtes sur les crimes contre l’humanité et autres atrocités commises au Burundi par les proches du pouvoir depuis avril 2015.

Ces experts citent, notamment, des violations commises dans le cadre d’une attaque organisée contre les civils. « Les actes entrent dans le cadre d’une politique exclusive de l’Etat burundais », ont-ils accusé dans le même document

Le Burundi, ayant notifié les Nations-Unies, le 27 octobre 2016, de sa décision de se retirer de la CPI et ce retrait ne devient effectif qu’un an après, la CPI dispose d’un délai jusqu’au 27 octobre pour ouvrir une enquête de son propre chef. Après cette date, seul le Conseil de sécurité de l’ONU pourra faire appel à l’institution internationale.

Créée en septembre 2016 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, cette Commission onusienne évoque dans son rapport « des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des actes de torture ».

Les victimes sont majoritairement des opposants au régime de Bujumbura.

Depuis plus de deux ans, le Burundi traverse une crise politico-sécuritaire, notamment à la suite de la décision, en avril 2015, de Nkurunziza de briguer un troisième mandat, contesté par l’opposition et la société civile.

Les violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon des sources concordantes (ONU et ONG). Ils ont également poussé plus de 400 mille à fuir le pays selon un récent rapport du HCR.

Le rapport rendu public aujourd’hui sera présenté les 18 et 19 septembre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

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