Burundi : les cas de paludisme “ne cessent d’augmenter” en dépit des multiples interventions

Par : Laura |  Mots clés : burundi
French.china.org.cn | Mis à jour le 28-04-2017

Les cas de paludisme “ne cessent d’augmenter” au Burundi en dépit de multiples interventions pour faire baisser la maladie dans le pays, reconnaît Dionis Nizigiyimana, directeur du Programme National Intégré de Lutte contre le Paludisme (PNILP) placé sous tutelle du ministère burundais de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

Le médecin-directeur du PNILP s’exprimait au cours d’un atelier-média organisé vendredi à Bujumbura dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de Lutte contre le Paludisme (JMP) sous un thème central ainsi libellé : “En finir pour de bon avec le paludisme”.

En principe, cette journée est commémorée normalement tous les 25 avril de chaque année.

“Première cause de morbi-mortalité avec un taux d’incidence de 54,86%, le paludisme demeure au Burundi un problème de santé publique et compte parmi les principales priorités nationales en matière de santé publique dans le pays”, a-t-il précisé.

En effet, a-t-il expliqué, 60% des motifs de consultations dans les centres de santé du pays sont dus au paludisme, avec un taux de 55% chez les enfants de moins de cinq ans, alors que cette maladie était en 2015 responsable de 39,6% de décès hospitaliers.

Citant la direction du système national intégré sanitaire (DSNIS), le médecin Nizigiyimana, a indiqué qu’en 2016, à titre provisoire, le Burundi a enregistré plus de huit millions de cas de paludisme confirmés dont 3.000 décès.

Evoquant la situation paludique à l’heure actuelle en 2017, il a laissé entendre qu’à 9ème semaine de l’année, la DSNIS fait état de 1,8 millions de cas confirmés de paludisme, soit une augmentation de 13%, si on compare à la situation qui prévalait à la même période en 2016.

Le plan de riposte antipaludique en cours d’exécution, a-t-il signalé en outre, prévoit notamment la prise en compte de la dimension environnementale à travers la destruction des gîtes larvaires des moustiques causals du paludisme et une évacuation régulière des ordures ménagers.

Le directeur du PNILP a souligné également que la mise en application du plan de riposte contre la paludisme sous la supervision des autorités sanitaires burundaises avec l’appui des partenaires traditionnels comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Unicef, fait qu’aujourd’hui, l’épidémie du paludisme est “en train d’être maîtrisée” au fur des jours.

En revanche, le 13 mars dernier, la ministre burundaise de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, Josiane Nijimbere, avait reconnu officiellement que le Burundi faisait face à une “épidémie” de paludisme sur base d’une expertise technique de l’OMS et des données réunies par le SNSE (Système National de Surveillance Epidémiologique).

Sous l’angle du “front de la prévention” contre l’épidémie du paludisme, le Burundi projette d’organiser en juillet prochain une campagne de distribution de masse des MIILDA (moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action), notamment en faveur des “groupements sociaux” comme des camps militaires et policiers, les écoles à système d’internat. Fin

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Source: Agence de presse Xinhua
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