Burundi : Seize présumés rebelles arrêtés à la frontière congolaise.

Seize présumés Burundais accusés de participation aux mouvements rebelles ont été arrêtés dans la commune de Mutimbuzi de la province de Bujumbura rurale, sont aujourd’hui détenus au cachot de la police de Gatumba (à 15 km de Bujumbura vers l’ouest) à la frontière congolaise, a déclaré à la presse ce jeudi, Patrice Niyonzima, procureur de la République à Bujumbura.

Ces arrestations ont eu lieu à la suite d’une attaque armée perpétrée, il y a près de deux semaines contre des militaires burundais en patrouille près de la frontière congolaise.  «La police a mis la main sur eux en procédant aux enquêtes après une embuscade tendue dans ce secteur contre des éléments des forces de l’ordre en date du 11 août 2017, qui a coûté la vie à un militaire», a déclaré Patrice Niyonzima, procureur de la République à Bujumbura.

Tout aura commencé par deux personnes qui ont dénoncé les autres avant d’être elles-mêmes arrêtés. «Il y a d’abord deux personnes qui se sont rendues d’eux-mêmes à la police pour dénoncer les autres, arguant qu’ils les avaient vus en République démocratique du Congo en uniformes militaires», a expliqué le procureur de la République à Bujumbura.

Le coup de filet policier a aussi visé deux responsables administratifs. «Deux autres sont des responsables administratifs locaux dont l’un est même membre du comité mixte de sécurité».

D’autres ont été interceptés alors qu’ils tentaient de franchir la frontière congolaise avec de faux documents. «Deux autres ont été arrêtées par la police en possession de fausses cartes d’identité au moment où elles allaient traverser la frontière ».

Selon le procureur, l’instruction du dossier par la police judiciaire est déjà terminée. Ils seront bientôt transférés à la prison centrale de Mpimba (Bujumbura) pour attendre le jugement.

Plusieurs mouvements rebelles burundais essaiment l’Est de la République démocratique du Congo d’où ils perpètrent des attaques au Burundi.

Le Burundi a plongé dans une grave crise politico-sécuritaire depuis que Monsieur Pierre Nkurunziza avait annoncé, en avril 2015, sa candidature à un troisième mandat, jugé non constitutionnel par l’opposition, la société civile et de larges pans de son propre parti. Un mandat qu’il a, quand même, obtenu en juillet de la même année au terme d’une élection boycottée par l’opposition.

Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 15 Août 2017.

 

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