Burundi : Une ONG demande aux dirigeants de s’inspirer du héros de l’indépendance, tué le 13 octobre 1961.

L’ONG Paroles et actions pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités (PARCEM) a demandé, vendredi, aux dirigeants burundais de s’inspirer des idéaux d’unité et de paix prônés par le Prince Louis Rwagasore, héros de l’indépendance, tué le 13 octobre 1961.

Parcem accuse les leaders burundais de réécouter «religieusement» son message à chaque date anniversaire de sa mort sans jamais appliquer ses riches conseils.
«Le message du Prince est écouté religieusement par la crème de la classe politique à chaque anniversaire de son assassinat….mais on dirait que son message tombe sur des cœurs durs comme le rocher. Pas d’appropriation du message du Prince Louis Rwagasore par la classe politique », a déclaré dans sa déclaration le président de Parcem, Faustin Ndikumana.

«Le Burundi a besoin d’un leadership transformationnel centré sur la paix, l’amour de la patrie, le sacrifice pour l’intérêt général et du citoyen….», a encore ajouté Faustin Ndikumana.

Les Burundais commémorent, ce 13 octobre, le 56ème anniversaire de l’assassinat du Prince Louis Rwagasore, un des grands héros panafricain et héros de l’indépendance du pays, assassiné le 13 octobre 1961 à Bujumbura.
Peu avant sa mort, le jour de la victoire de son parti (Union pour le progrès national, Uprona), il avait prononcé un discours historique et fédérateur, réécouté chaque 13 octobre par les autorités politiques du sommet à la base. Selon l’ONG Parcem, ses propos sont plus que jamais d’actualité. «Il faut surtout que les habitants du Burundi se sentent en paix et en sécurité, il faut que personne ne se croit menacé, et que chacun ait confiance dans la protection du Gouvernement. …les militants actifs doivent agrandir le cercle de nos amis, tendre loyalement et cordialement la main aux adversaires d’hier et non étaler de l’orgueil ou de l’insolence», avait notamment déclaré le héros de l’indépendance du Burundi.

Mais depuis son accession à l’indépendance en juillet 1962, le Burundi a été cycliquement frappé par des guerres et des massacres interethniques sur fond de rivalités pour le pouvoir.
Les Tutsis minoritaires (14℅) avaient le monopole au sein de l’armée et de l’administration jusqu’en 1993, date des premières élections démocratiques qui, pour la première fois, ont porté au pouvoir un membre de l’ethnie hutu majoritaire (85℅), Melchior Ndadaye.

Son assassinat, trois mois plus tard, a marqué le début d’une décennie de guerre civile qui s’est bouclée par la signature à Arusha en Tanzanie, de l’Accord pour la paix et la réconciliation des Burundais.
Depuis fin avril 2015, le Burundi a, de nouveau, plongé dans une grave crise politique et sécuritaire née de la décision de Pierre Nkurunziza, de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé par l’opposition et la société civile contraire à cet Accord d‘Arusha.

Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 2 octobre 2017.

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