Le Burundi accuse Panama Papers de «saboter» ses institutions.

Le porte-parole de la présidence burundaise, Jean Claude Karerwa Ndenzako a accusé jeudi matin, Panama Papers de vouloir «saboter» les institutions burundaises en accusant Pierre Nkurunziza d’enrichissement illicite.

«Les propos de panama papers ne sont que des mensonges, il s’agit d’un épisode de plus qui s’inscrit dans la dynamique diabolique de sabotage des institution républicaines du Burundi à travers une campagne de médisance, de calomnie et de diffamation», a ainsi déclaré sur twitter le porte-parole de Pierre Nkurunziza.

Bujumbura y voit une main impérialiste et néocoloniale. «Suite à la résolution soumise par les pays africains au récent conseil des droits de l’homme, la machine impérialiste et néocolonialiste se met en branle avec ardeur pour faire payer aux pays africains leur soutien osé en faveur Burundi et ainsi étouffer toute tentative de marche vers une souveraineté totale des pays africains», a encore ajouté Jean Claude Karerwa Ndenzako.

Il a réagi aux récentes révélations de Panama Papers publiées dans un rapport intitulé «la route des pillages vers Panama», reprochent à Pierre Nkurunziza, d’avoir profité de la crise politique dans son pays pour s’enrichir. Ce rapport a été relayé par plusieurs médias dont la Deutsch Weller (DW).

« Pierre Nkurunziza détient une part de l’argent détourné du Burundi. On parle notamment de collusion avec une société  d’hydrocarbure, où lui-même est actionnaire et qui est détenteur de plusieurs centaines de millions de dollars dans des comptes à l’étranger », précise dans le texte Jean-Claude Mputu, chercheur congolais en matière de gouvernance et démocratie.

«Il n’agit pas seul. Il a des intermédiaires et pour la plupart, ce sont des citoyens des pays occidentaux qui, grâce à des montages adéquats, aident  ces dirigeants à piller leur propre pays et avec des commissions qu’ils touchent, chacun y trouve son compte. Sauf le Burundi, et les Burundais en pleine souffrance».

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.Ces violences ont déjà fait plus de 1000 morts et ont poussé plus de 400.000 personnes à l’exil selon l’ONU et les ONG.

Panama papers a relayé le rapport d’une enquête publiée par un consortium de journalistes africains a mis en lumière la mise à sac des ressources du continent par les chefs d’Etats africains et les sociétés minières étrangères. C’est la première fois qu’un haut responsable burundais est mis en cause dans Panama Papers.

Panama Papers est le nom donné à la plus grande fuite de données de l’histoire du journalisme. Près de 380 membres du Consortium international des journalistes d’investigation ont enquêté durant des mois sur 11,5 millions de fichiers provenant de la firme Mossack Fonseca, un cabinet d’avocats panaméen spécialisé dans la domiciliation de sociétés dans des paradis fiscaux. Ces fichiers, parmi lesquels se trouvent des contrats, des courriels ou encore des registres, révèlent l’existence de pas moins de 214 488 structures offshore administrées ou crées par ce cabinet entre 1977 et 2015. Ces sociétés auraient été utilisées par des milliers de ressortissants de la quasi-totalité du monde pour échapper à l’impôt. Parmi eux, des célèbres sportifs, des hommes d’affaires ou encore des hommes politiques.

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