Le Burundi veut actionner le levier « diaspora » pour booster son économie.

Le Burundi envisage mettre à contribution sa diaspora pour relancer son développement économique.

C’est dans cette optique que le gouvernement a dédié la semaine du 31 juillet au 5 août aux membres de sa diaspora éparpillés dans divers coins de la planète. Quelques Burundais venus de 25 pays avaient répondu à l’invitation des autorités pour participer aux activités par le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale sous le thème «Burundi-Diaspora, Partenariat sûr pour le développement intégral».

Pour Gaston Sindimwo, Premier vice-président du Burundi, «la diaspora
constitue une opportunité de développement du Burundi», a-t-il déclaré
à la presse à l’occasion du lancement des activités dédiées à toute la
diaspora burundaise.

«Le gouvernement burundais a pris la résolution de toujours collaborer
avec tous les Burundais sans oublier ceux vivant à l’extérieur du
pays», a-t-il déclaré. « Personne d’autre ne va pas aimer le pays plus
que vous, Burundais où que vous soyez».

Le maire de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, attend aussi beaucoup de cette
frange de Burundais: «Nous attendons de cette diaspora qu’elle
participe dans des projets de développement du Burundi à commencer par
Bujumbura, la capitale», a-t-il déclaré.

Dans le souci de les encourager à investir dans leur propre pays,
Bujumbura ne lésine pas sur des promesses à son égard.  «Le
gouvernement va octroyer des terrains aux membres de la diaspora qui
voudraient construire des entreprises; il va aussi supprimer les
taxes sur tous leurs biens rapatriés ou importés en vue de démarrer
des activités de développement du Burundi», a également annoncé le
premier vice-président burundais, Gaston Sindimwo.

Certains Burundais venus de l’étranger pour prendre part aux activités
de cette semaine ont aussi promis d’offrir leur contribution. «Nous
sommes venus avec force pour construire le pays et nous en avons les
moyens, nous demandons seulement au gouvernement de nous garantir un
environnement favorable», a déclaré l’un d’eux, Japhet Le Gentil
Ndayishimiye.

La Communauté des états d’Afrique de l’Est reste une des opportunités
à saisir.  «L’évolution de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est
(CAE) vers le marché commun des pays membres permettra un
développement économique», a déclaré le Burundais Libérat Mpfumukeko,
Secrétaire général de cette organisation sous-régionale également
présent à Bujumbura pour l’occasion.

Reste que Bujumbura lance cet appel du pied à l’endroit des membres de
la diaspora alors même qu’une bonne partie des Burundais de l’étranger
ne peuvent pas fouler le sol de leur mère-patrie et sont autrement
préoccupés. Il s’agit notamment des opposants ou autres réfugiés ayant quitté le
pays, il y a plus de deux ans, suite à la crise. Ceux-là conditionnent
sans doute la reconstruction au règlement préalable et consensuel de
la crise politique et sécuritaire que traverse le pays. Tout le monde
reconnait, cependant, que cette crise a sérieusement impacté
l’économie du pays. Les principaux bailleurs de fonds, notamment
l’Union européenne et d’autres partenaires bilatéraux du Burundi ont
suspendu leurs aides budgétaires directes.

En 2017, le Burundi financera son budget à hauteur de 70%, au lieu de
50% depuis 10 ans. Pour tenter d’y parvenir, les autorités ont,
notamment, eu recours à une augmentation des prix des produits de
première nécessité, comme le carburant, les haricots, le sucre, le
riz. Ce qui fait casquer avant tout le citoyen Lambda.

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